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Le brouhaha
Reconnu d'utilité publique depuis le 11 Décembre 2002.


  #27827 15/01/08 - 10h07 : M
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Avoir une pendule à l'heure augmente les chances d'être ponctuel à ses rendez-vous...

À part ça mais on m'a confié un PC portable pour désinfection. Des fichiers .vbs de 26 Ko apparaissent tout seuls, des mails sont reçus sans connexion à l'Internet et les fichiers sur le bureau s'auto-dupliquent... c'est rigolo
  #27826 15/01/08 - 09h25 : Zorglub
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La guerre des sexes
Excellent

Impossible de régler la pendule du tableau de bord.
Une voiture c'est donc finalement un peu comme un téléphone : tu crois que ça va te servir à faire un truc précis et tu commences par passer un temps infini à la mettre à l'heure, sans que cela contribue en rien au succès de sa mission finale.
  #27825 15/01/08 - 00h41 : M
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Donc, faut pas faire le balaise devant Z, c'est ça ?

  #27824 14/01/08 - 22h57 : steph
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La guerre des sexes... sacs à main ou chiens teigneux ?
  #27823 14/01/08 - 21h00 : xsfred
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Les femmes ont toujours aimé les fers à repasser, mais au point d'en avoir un dans chaque main...
  #27822 14/01/08 - 20h39 : Zorglub
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Il faudrait faire une campagne type ''Leclerc''
Tu finances ? Y compris la fabrication et l'installation des poteaux et panneaux, ainsi que l'alphabétisation de la population, dont 50% serait actuellement incapable de lire le message ?

Vous serez heureux d'apprendre que j'ai de nouveau le droit de vous fracturer le sternum en cas de malaise et même d'utiliser un défibrillateur pour vous achever, des fois qu'il y en ait un qui passe dans le coin.
  #27821 14/01/08 - 16h13 : M
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Oui : au vert, on passe ; au rouge, on fonce
M   #27820 14/01/08 - 15h06 : steph
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> À chaque feu rouge
Vert, rouge... à Panam, y a-t-il une différence ?

  #27819 14/01/08 - 14h49 : M
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Comment passer pour un crétin des Alpes mais seulement à ses propres yeux, alors c'est moins grave:

Impossible de régler la pendule du tableau de bord. À chaque feu rouge (j'essplique pour les bax que à Paname, les feux sont nombreux et généralement rouges) je m'escrimais en vain sur les boutons. Petit tour sur les forums: faut le faire moteur arrêté mais contact mis ...
  #27818 14/01/08 - 10h01 : M
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Il semble que la liaison postale Yemen/Baskie soit brisée parce que ma boîte n'a pas vu l'ombre d'une carte !

C'est des pays où y'a pas beaucoup d'ombre...
  #27817 14/01/08 - 09h44 : steph
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> inutile de regarder dans vos boîtes aux lettres, je n'en ai envoyé aucune, vous en avez déjà eu l'an dernier !
Il semble que la liaison postale Yemen/Baskie soit brisée parce que ma boîte n'a pas vu l'ombre d'une carte !

> la ville est aussi sale que les autres, jonchée comme il se doit de sacs en plastique.
Il faudrait faire une campagne type ''Leclerc''.
Maux d'excuses   #27816 14/01/08 - 09h19 : K-Lain
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L'Ancêtre était en ouiquinde à Saint-Nazaire où ya des amis chers, un port avec un sous-marin,
des crêperies, et même une plage et un hôtel ou Tati tourna les vacances de Monsieur Hulot.
Vous n'aurez pas droit à un CR détaillé, estimez-vous heureux.

  #27815 14/01/08 - 01h41 : xsfred
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futah
Tu voulais dire futal ?
  #27814 13/01/08 - 21h30 : Zorglub
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ne faut-il pas un visa pour aller au Yémen ?
Oui.

comment la belge a-t-elle pu l'avoir sur un passeport périmé ?
On peut imaginer que les personnels de l'ambassade s'en battent un peu l'oeil que le visa soit inutilisable, dès lors qu'ils l'ont vendu (80 euros en Belgique).
On peut surtout s'étonner que la propriétaire du passeport, qui a rempli la demande de visa, en indiquant nécessairement les dates de délivrance et de fin de validité du passeport n'ait pas pris conscience que celui-ci était déjà périmé. Sa concitoyenne a vaguement tenté d'arguer d'une confusion de mois/année (le passeport est valable jusqu'en juillet, il est valable jusqu'en 2007 or je rentre en janvier et nous sommes en 2007) mais c'était une concitoyenne.

62
Quand leur donne-t-on leur indépendance ?
Z   #27813 13/01/08 - 21h17 : M
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Les buveurs de chocolat avaient une question au sujet de la bévue belge : ne faut-il pas un visa pour aller au Yémen, et si oui comment la belge a-t-elle pu l'avoir sur un passeport périmé ?
  #27812 13/01/08 - 21h14 : M
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Pour Z qui le mérite parce qu'elle a avancé son CR : Nouvel Obs, Voix du Nord, TF1 (avec un lapsus intéressant de vieille dame).

M'en fous, moi je roule en 9-2 pour le moment...
  #27811 13/01/08 - 21h12 : Zorglub
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Mardi 25, parce que pendant que certains se gavent de chocolat chaud, y en a d'autres qui rendent compte !

Le réveil, car j'ai dorénavant un réveil, sonne à 7h00 pour un petit déjeuner prévu à 7h30, sur la fameuse terrasse qui se trouve dans l'autre aile. Peu emballées à l'idée de devoir remonter les quatre étages, nous descendons tout de suite les sacs avant de gravir les cinq étages permettant d'accéder à la fameuse terrasse. La vue sur les toits et terrasses de la vieille ville l'emporte haut la main sur celle que l'on a de la cour de l'Arabia Felix mais le petit déjeuner est loin d'être à la hauteur : une omelette ultra fine à laquelle je ne touche pas, des galettes de khobz, une vache-qui-rit locale, une noisette de beurre, une cuillerée de confiture inidentifiable, le tout arrosé de Nescafé. Petite visite de la grande chambre, sans doute l'ancienne chambre du maître de maison, avec terrasse privative, dont a bénéficié Philippe et redescente pour charger les sacs dans les 4x4 en essayant une nouvelle fois de ne pas se mélanger avec un autre groupe qui procède à la même opération.
Début de la matinée à Sana'a pour acquérir l'indispensable (ryals, cartes...) et visiter le musée national, fermé le jeudi où cette visite était prévue dans le programme initial. Traversée de la place de la Libération décorée de flammes stylisées rouge foncé et ornées des 3 chiffres symbolisant l'histoire récente du Yémen : 26-14-22, soit 26 septembre 1962, fin de l'imamat, 14 octobre 1967, indépendance du sud du Yémen, colonisé par les anglais, 22 mai 1990, réunification du Yémen du nord et du Yémen du sud, sous domination soviétique (Chronologies yéménites). Au milieu de la place : quatre chevaux, richement harnachés, attendent les touristes amateurs de photographies équestres, le jeudi de notre retour, ils auront été rejoints par un dromadaire surmonté d'un baldaquin.
Direction le musée national, situé dans un grand bâtiment ancien au fond d'une double cour, encadrée par des dépendances en travaux et close par des remparts. Nous laissons nos sacs à la consigne, qui se révèlera payante, et attendons l'ouverture au soleil avec une vague pensée pour ceux qui ouvrent peut-être un œil dans la froide grisaille parisienne. La sculpture connue sous le nom de l'Homme de Bronze, qui se trouvait encore récemment au Louvre a regagné Sana'a, les collections sont constituées d'un ensemble assez disparate de manuscrits, armes, sculptures, bijoux et de reproduction d'intérieurs ou d'ateliers traditionnels des diverses régions du Yémen. A l'entrée de chaque salle un cartouche en indique le contenu en arabe mais aussi en écriture sud arabique, au mieux déchiffrable pour les yéménites modernes. Un regret : une photo dans la cour du musée représentait un étonnant personnage de bronze au visage lunaire que nous ne verrons pas, sans très bien savoir s'il était en cours de restauration ou cantonné faute de place dans une réserve.
Nouvelle traversée de la place de la Libération en direction des bureaux de change qui commencent tout juste à ouvrir. Le ryal étant indexé sur le dollar, son cours a encore baissé : 275 ryals pour un euro. Marie-Claude, ne retrouvant pas ses sous doit trouver un banque, nous l'attendons devant une agence de téléphones publics, confondus avec la poste (nostalgie des PTT ?!). Dans une boutique, je repère un siège d'Hadramaout, un anneau de tissu brodé, large d'une demi-douzaine de centimètres, que l'on passe devant ses jambes et derrière son dos afin d'avoir comme un dossier lorsque l'on est assis sur le sol. Il pourrait être utile les jours suivant mais le commerçant en demande 2000 ryals, qui me semblent très excessifs sans que, faute de connaître le prix réel, je sois en position de marchander. J'en trouverai un le dernier jour dans le souk de Sana'a au prix normal de 250 ryals. Passage à la poste pour ceux qui souhaitent timbres et cartes : inutile de regarder dans vos boîtes aux lettres, je n'en ai envoyé aucune, vous en avez déjà eu l'an dernier !
Répartition dans les 4x4. Notre chauffeur se prénomme Saleh : notablement plus âgé que les autres, il a un visage buriné et porte une longue robe blanche traditionnelle, qu'il troquera contre un futah et une chemise plus classiques dans la deuxième partie du séjour, une jambia dans un sobre fourreau de cuir clair attaché à une ceinture en cuir plus sombre et un keffieh (ou chamar) noir et beige toujours impeccablement noué. Excellent chauffeur, un peu francophone et habitué à travailler avec des touristes, il se révèlera très responsable, attentif aux horaires et toujours soucieux de nous ("Ça va ?" puis "Kif halik ?" – "Tamam"). A l'avant se trouve le cuisinier, d'origine somalienne, dont le prénom Nour sonne curieusement en arabe (nour : "lumière"), à la stature toujours très droite, qui semble assez jeune mais dont nous apprendrons à la fin du séjour qu'il a déjà six enfants d'une femme restée en Somalie et deux autres d'une deuxième femme au Yémen. Comme il n'est ni anglophone, ni francophone et que mes capacités arabophones restent des plus sommaires ("chouaïa, chouaïa, chouaïa"), les contacts seront limités mais nous aurons l'occasion d'apprécier ses compétences culinaires. A côté de lui, Nasr, notre guide, âgé de 28 ans qui a appris le français par correspondance et achevé sa formation lors d'un séjour de trois mois à Djibouti. Divorcé, il vit avec sa fille de 13 ans, qui l'appellera régulièrement, tandis que son fils est resté avec sa mère. A l'arrière, Hervé, sa femme Nicole et moi. A quoi s'ajoutent les bagages et le matériel qui s'entassent dans le coffre et sur le toit.
Départ vers l'est en direction de Manakha. Au-dessus de Sana'a, deux monuments. L'un commémore les égyptiens morts en soutenant les républicains opposés au partisans de l'Imam lors de la guerre civile engagée en 1962, qui évolua vers un conflit nord-sud à partir de 1969. L'autre, en forme de pagode, est un hommage aux nombreux chinois morts pendant la construction de la route, conquise à la dynamite sur la montagne avec de nombreux dommages collatéraux pour les ouvriers.
Quelques arrêts photos. D'abord à 3000m : sur les versants assez escarpés, des champs en terrasses nous paraissent très étroits, avant que nous ayons vu ceux du Djebel Bura, et sont surtout très secs en cette saison. Plus bas, vers 1000-1200m, les terres sont plus irriguées et l'on voit même quelques champs de maïs, surprenants dans un pays où l'eau, sans être rare, n'est pas la ressource la plus abondante.
Bref arrêt pour acheter du qât. Selon Nasr, qui est amateur, la consommation d'un après-midi revient à 2000 ryals, pour un qât de qualité moyenne; Noman, opposant déclaré à cette pratique, nous avait parlé de 5000 ryals en février dernier. Il est vendu ici non dans les habituels petits sacs plastiques noirs mais enveloppé dans des bandes toujours de plastique rose foncé. Je demande qu'on me les garde, Nasr m'assure qu'elles ne seront pas jetées à terre, j'insiste pour qu'on me les remette, en vain, je ne les aurai jamais et dois renoncer à projet initial de profiter de ce voyage pour faire un premier essai de diffusion d'une technique de récupération de ces sacs plastiques, qui sont une véritable calamité environnementale. A une exception près que nous visiterons demain, toutes les rues et tous les abords de toutes les villes et villages en sont plus ou moins jonchés et, à l'approche de Bajil, à l'entrée de la Tihama, ce sont des champs entiers, ainsi que les arbres, qui sont littéralement couverts de sacs en plastique. Confrontées au même problème, des femmes du Bénin ont trouvé un moyen d'y remédier (Qui dit mieux ?), reste à trouver celui de l'exporter au Yémen, ce n'est pas Nasr qui y contribuera, peut-être Ali et Nashuan (voir Jeudi 03).
Dans un pick-up en stationnement, un carton fixée à une corde accrochée aux montants latéraux sert de balançoire à une fillette. Le pick-up, classique, avec une caisse ouverte à l'arrière, encadrée de montants à claire-voie, est le véhicule le plus courant hors des villes et la plaque d'immatriculation fixée sur le panneau arrière en tronque régulièrement la marque : YOTA ou TOYO. Au sud est de Sana'a, la caisse arrière est abondamment décorée : les montants sont peints d'arabesques ou de motifs floraux multicolores, un œil ou une fleur marque chaque intersection tandis que les panneaux présentent des scènes plus élaborées et souvent très exotiques (palais au centre d'un étang, chalet dans un paysage de montagnes enneigées, tramway ou train ressemblant aux TER de dernières générations...).
Entrée dans le Djebel Harraz, nouvel arrêt photo sur de nouveau champs en terrasse. Un gamin sorti de nulle part pose pour la photo. La région se signale par l'apparition de bâtisses en pierre vertes, d'origine volcanique, indique Nasr, incapable d'en dire plus, et qui s'avère être de l'ophiolite. La base de l'architecture reste la même mais leurs ouvertures sont soulignées de brun et non de blanc comme à Sana'a. Ça change.
Arrivée à Manakha. Déjeuner dans un hôtel, assis par terre dans un mafraj, gamelles et cuillères sont des concessions aux touristes car les yéménites mangent directement dans le plat commun avec les mains ou en utilisant des morceaux de khobz en guise de couverts. Menu classique : khobz, soupe, crudités, sauce au fenugrec, riz, légumes, gâteau au miel, déposés en même temps sur la natte qui sert de table, puis tchaï.
Un petit orchestre occupe un coin de la salle et deux des serveurs, dont un qui paraissait très sérieux avec ses lunettes de métal, se déchaînent sur des tambours. D'autres membres du personnels, ainsi que celui qui semble être le patron, entament une démonstration de danses traditionnelles. Nicole et moi sommes réquisitionnées sans pouvoir nous dérober. Chaque région a sa manière de danser et celle-ci implique de rester toujours en appui sur la même jambe : fatiguant, je renonce aussi rapidement que possible et deux hommes poursuivent l'exercice avec une démonstration de danse avec jambia.
Ayant entendu parlé de la région comme d'un fief des ismaéliens et de la propreté exigée par le Kahn de Bombay, chef des ismaéliens Bohras, je sors faire un tour : la ville est aussi sale que les autres, jonchée comme il se doit de sacs en plastique. Il s'agit seulement d'une erreur de ma part : le sanctuaire ismaélien se trouve bien dans la région de Manakha mais non à Manakha même et nous irons demain. Retour à l'hôtel où dansent et percussions se prolongent. Marie-Claude achète deux jambias et un poignard, sans avoir demandé conseil à Nasr, un peu vexé, et sans savoir si elle doit regretter d'avoir fait ces achats si tôt ou se réjouir d'être débarrassée d'une partie au moins de la corvée souvenirs.
Un bout de route et les 4x4 nous abandonnent pour nous laisser finir à pied : c'est un trek après tout. Ça monte, on commence à avoir chaud mais parvient assez vite à une terrasse, un peu en contrebas de la route, où est prévu le premier campement. Il est encore tôt, 17h, il fait encore jour, on a peu marché, je décide de continuer la route jusqu'au col que l'on aperçoit un peu plus haut.
Une arche métallique marque l'entrée d'Hoteib où je n'ose m'aventurer seule. A l'avant plan, une mosquée blanche, au dôme doré, bordée d'un jardin très entretenu, que longe une rue bitumée, étonnamment vide et propre. Au-dessus du village, un piton rocheux où s'accroche une autre mosquée, toute blanche elle aussi mais plus petite, qui servait de refuge aux femmes et aux enfants en cas d'attaque du village. Entre crépuscule et brouillard, il commence à faire sombre et surtout nettement plus frais.
Redescendre au campement. Première urgence : mettre un tee-shirt sec et surtout pas un tee-shirt en coton. Deuxième urgence : monter la tente avant la nuit qui tombe vers 19h. Jacqueline en a pris une au hasard, n° 55, et nous avons un peu de mal à comprendre comment s'agence le troisième arceau et le double toit : l'observation du montage de la tente de Nasr un peu plus tard montrera ce que notre première hypothèse avait d'approximatif. Ça suffira pour cette nuit, on fera mieux demain.
Les tentes sont montées et l'ensemble des bipèdes ainsi répartis : pour les tentes doubles, Jacqueline/moi, Christine/Anne-Marie, Hervé/Nicole, Jean-Noël/Marie-Claude, Sophie/Christine la Belge; en tente individuel, Philippe et Nasr, Nour dort sous la tente repas et les trois chauffeurs, Saleh, Wada et Abdoukarim dans leurs 4x4. On se retrouve sur des nattes pour le traditionnel tchaï, du vulgaire thé en sachet, accompagné de biscuits sucrés, importés de Turquie, d'amandes, de raisons secs et des pistaches, auxquelles personne ne résiste, surtout après que Philippe, par une inévitable association d'idées, ait sorti une bouteille de Whisky.
Dîner sous la grande tente, où il fait un peu plus chaud qu'à l'extérieur. Certes nous sommes près du tropique mais à 2700m, le 25 décembre, il y a du brouillard, donc dehors il fait froid. Le dîner s'ouvre invariablement sur une soupe, rouge, à la tomate, le premier jour, blanche, sans tomate, les autres soirs. La recette inclut ail, oignons, courgettes, carottes, bouillon cube au poulet, curry, cardamone et le savoir faire de Nour, le tout étant à consommer à la yéménite, avec une cuillerée de vinaigre. Excellente. La suite du dîner sera aussi assez invariable : crudités, légumes, féculent (riz, pâtes ou lentilles) accompagné d'une sauce à base de légumes parfois assortie de thon, plus exceptionnellement d'agneau haché, banane et pour ce premier soir des chocolats apportés par Marie-Claude : ailleurs, très loin, c'est le jour de Noël,.
Après le repas, Nasr propose une soirée qât avec les chauffeurs et le cuisinier. Seul Philippe est amateur, les autres vont se coucher vers 21h : il fera plus chaud dans le duvet.

A suivre.
  #27810 13/01/08 - 18h56 : M
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Preum's de ceux qui sont rentrés de chez les bulots. Sommes passés par la rue des Morillons et avons noté l'absence de l'ancêtre et du débris (privés de Chamonix orange et du reste de halva).

Je tiens à rendre hommage à Z qui, pressée par son devoir de CR, a renoncé à un chocolat chaud à 3€50 suivi d'une raccompagnation en luxueuse limousine presque neuve, et a gravi dans la solitude froide et désolée le long chemin qui remonte vers la place Pinel.
  #27809 13/01/08 - 15h35 : xsfred
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Tfassons ça m'étonnerait que ton AX elle arrive à graver 2 Mégas. C'est pas parce qu'elle est cabos neuve presque neuve que ça y change rien.

Steph : chuis pas sûr que des cochons dingues dans un aquarium ce soit le top. Enfin, ça dépend si tu mets de l'eau dedans.
  #27808 13/01/08 - 11h22 : M
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Enfin un peu de compagnie pour les cochons dingues des pires ainés !

Chuis en train d'essayer de graver sur un DVD l'émission sur le Yemen à l'intention de Z, mais le fichier fait plus de 2 Go et c'est le bord d'aile, il me dit de graver en UDF mais pas de Pau, faut que je baille roux ?
  #27807 13/01/08 - 11h15 : steph
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Comment passer pour un crétin des alpes :

Vendredi soir, j'achète une cuve destinée à être remplie d'eau, autrement appelée aquarium.
Samedi au déballage, je constate que la galerie d'éclairage ne fonctionne pas.
Je vérifie l'interrupteur, la fixation des néons, j'essaie sur une autre prise électrique. Rien, nada, pas de lumière.
Ce dimanche matin, je teste une dernière fois la galerie. Celle-ci reste obstinément éteinte. Je décide donc de la ramener au magasin pour procéder à un échange.
Le vendeur prend l'engin et revient vers moi 5 mn plus tard : ''elle fonctionne cette galerie !''
Il la branche devant moi et la lumière est !
Forcément, je suis désapointé...
- ''C'est peut-être les vibrations dans la voiture, où alors elle a eu peur en voyant que vous la rameniez...''.
Vas-y, prends-moi pour une quiche...
Je viens de tester chez moi : elle fonctionne. Après coup, je soupçonne le vendeur d'avoir procédé à un échange standard sans rien me dire.
Parce que les miracles, j'ai encore du mal à y croire.
  #27806 13/01/08 - 00h16 : M
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Sympa le pilote de vous proposer un tour complet de Roissy avant le décollage.

Quand on te vend un billet d'avion, on ne te garantit pas que celui-ci va décoller.
  #27805 12/01/08 - 19h21 : Zorglub
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1500 ryals, ça fait combien en neurones ?
Grosso merdo, 5,5 zorros. Un euro = 275 ryals. Je précise ce genre de trucs sur le CR du mardi.

Nan mé t'as vu comment elle nous parle !
Parce que tu crois que je te parle ?!

  #27804 12/01/08 - 19h13 : steph
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Le coup du passeport périmé, faut vraiment être à l'ouest...

> 10h20, l'avion commence à rouler. 10h30, il roule toujours. 10h40, il roule encore
Sympa le pilote de vous proposer un tour complet de Roissy avant le décollage.

1500 ryals, ça fait combien en neurones ?
  #27803 12/01/08 - 16h07 : xsfred
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La suite à une date indéterminée.
Nan mé t'as vu comment elle nous parle !
  #27802 12/01/08 - 12h31 : M
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T'ain, c'est écrit petit. On aurait peut-être mieux fait de s'écraser.

la douzième, également belge, a découvert en arrivant à l'aéroport que son passeport était périmé depuis quelques mois

C'est pas bien de se moquer des belgdouzièmes.
  #27801 12/01/08 - 12h29 : Zorglub
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Début du CR

Lundi 24
Décollage prévu à 8h55, rendez-vous à 6h30 au comptoir Terdav de Roissy, trop tôt, les métros dorment encore à l'heure à laquelle il faudrait que je parte. Je fixe le rendez-vous à 7h00, peut-être un peu avant si j'ai de la chance. Réveil mis à 4h55 : pas une heure chrétienne, même si la Yemenia n'a aucune prétention en la matière. Pas mangé, pas faim, trop tôt. Départ à 5h40, le métro part quand j'arrive sur le quai, attendre, il fait froid. Vague consolation : à Sana'a, il fera moins froid, pas la grande chaleur, la ville est à 2300m d'altitude, mais moins froid quand même et avec du soleil. Métro, RER : sur les quais de la partie SNCF, il y a dorénavant des appareils de chauffage, autour desquels se present ceux qui vont travailler (les pauvres gens !). Arrivée à Roissy et découverte du CDGVal mis en service en avril dernier : pas mal.
Errance incertaine pour trouver la porte 26 et le comptoir où récupérer mon billet : il y a bien un panneau mais il dirige vers une impasse. Je repère au passage le comptoir de la Yemenia et repars dans l'autre sens. Porte 26 et comptoir, il est 6h50, je suis la dernière. Enregistrement des bagages. Avion annoncé à l'heure. Embarquement prévu à 8h30. Une dernière cigarette à l'extérieur, passage dans la zone internationale, boutiques hors-taxes : une cartouche au tarif "hors Union Européenne". Passage dans la zone d'embarquement où il n'y a rien, même pas de toilettes qui sont de l'autre côté du portique de sécurité. Repérage des inévitables nourrissons potentiellement braillards, qui ne brailleront pas (encore malades ?). Attente, 8h00, 8h30. Rien. 8h45, une annonce laconique : l'embarquement commencera à 9h30. Aucune explication. Déambulation dans la zone carrelée de gris sale. Il y a une zone fumeur clandestine à l'autre extrémité : deuxième dernière cigarette. J'apprend en discutant avec deux hôtesses et un steward l'origine du retard : c'est la fin du Hadj, les 200 pèlerins à bord de l'avion devaient tous débarquer à Marseille, il a donc été prévu d'inverser les escales Marseille et Paris. Quant à savoir ce que les voyageurs désireux de monter à Marseille étaient censés faire, mystère.
Poursuite de la discussion avec les hôtesses : elles préfèrent nettement vivre à Paris qu'à Sana'a, où elles doivent être entièrement voilées même quand il fait 35°, où la pollution et l'altitude abîment le teint et où les hommes passent leur temps à brouter du qât (mime de la joue gonflée). La ville est certes magnifique mais la vie aussi considérablement plus facile pour une touriste qui n'y a ni passé, ni avenir que pour une jeune femme qui y a grandi et doit se plier à la pression sociale.
Retour à l'autre extrémité de la zone d'embarquement : plusieurs agences ont réservé des places pour ce vol, il y a même deux groupes Terdav et j'entreprends d'identifier certains membres de mon groupe, dont Christine n° 1 qui a récupéré le dossier à remettre au guide et Philippe qui s'est chargé d'enregistrer un sac contenant la pharmacie et trois bouteilles de Champagne pour la Saint-Sylvestre.
Début de l'embarquement un peu avant 10h00. Entre l'énervement dû à l'attente et l'absence de numéros de siège sur les cartes d'embarquement, c'est la ruée vers les portes, avec tout au plus une priorité accordée aux personnes accompagnées d'enfants. Une femme derrière moi ne cesse de protester contre ceux qui bloquent les travées en s'installant. J'avise une place près d'un hublot mais l'abandonne en constatant la présence juste derrière d'un gamin, virtuel pourvoyeur de coup de pieds. Nouvelle place toujours près d'un hublot, je ne bouge plus. Christine n° 2, alias, Christine la Belge me rejoint : elle m'annonce que nous seront 11 au lieu des 12 initialement prévus car la douzième, également belge, a découvert en arrivant à l'aéroport que son passeport était périmé depuis quelques mois. Pendant quelque jours, il sera question qu'elle nous rejoigne plus tard, ce qui ne se fera jamais.
10h20, l'avion commence à rouler. 10h30, il roule toujours. 10h40, il roule encore, un lapin discute avec un corbeau au bord de la piste. 10h45, l'avion s'arrête pour en laisser passer deux ou trois autres. 10h50 : décollage, sans prière initiale contrairement à l'usage en février 2006. Pas de braillements, ni de coups de pieds dans le siège durant le vol, déjeuner insipide, ma voisine s'est vissé les écouteurs dans les oreilles peu après le décollage. Un bonne partie du magazine anglo-arabe de la Yemenia est consacré au Hadj et énonce conseils ou obligations concernant les différentes étapes : je n'ai pas tout retenu. Survol des Alpes enneigées, vu de loin, c'est joli mais il doit y faire froid et humide : petite pensée pour ceux qui vont se battre au bas des télésièges afin de rentabiliser leur forfait hos de prix. Survol de l'interminable Méditerranée, l'Egypte puis enfin la Mer Rouge alors que la nuit commence à tomber.
Arrivée à Sana'a avec seulement une petite heure de retard puisque l'avion n'a pas fait escale à Marseille. Avant de quitter l'avion, je récupère prudemment une bouteille d'eau restante. Passage de l'immigration, d'autant plus rapide que les cartes ont été distribuées et remplies dans l'avion. Mon sac est sorti l'un des premiers de la soute. Sortie subséquente dans le hall de l'aéroport, repérage d'un panneau Terdav, j'indique de la main que je vais à l'extérieur où résonnent des tambours. Une foule compacte fait une haie d'honneur devant la porte. Tous attendent non ma modeste personne mais des pèlerins de retour du Hadj. Je me glisse discrètement sur le côté et suis repérée par Eric, guide de l'autre groupe, alias le groupe des ânes, qui me confie sans aucune présentation à celui qui se révèlera être notre guide, Nasr, renommé Nasser par l'agence locale afin de faciliter la prononciation de son nom par les touristes, comme nous le découvrirons quatre jours plus tard (!)
Arrivée des autres membres du groupe. Philippe remet à Eric le sac confié par le responsable de Roissy. Point exceptionnel : je ne serai pas la seule pestiférée du groupe, il y a trois autres fumeurs, Nasr, Hervé et Philippe, qui prétendra le premier soir mais le premier soir seulement, que ses 4 cigarettes restantes lui feront tout le séjour.
Les deux groupes entreprennent de se répartir avec leurs bagages et si possible sans se tromper dans les 4x4 qui doivent nous conduire à l'hôtel. Traversée de la ville qui me paraît sentir un peu moins le gasoil que les fois précédentes, entrée sur le Wadi As-Sailah qui traverse la vieille ville, les maisons sont toujours de pierres ocres, aux ouverture encadrées de blanc et parfois fermées de vitraux multicolores. On tourne à gauche, longe un jardin et s'arrête devant le Golden Dar où nous passerons la première nuit. Ça change de l'Arabia Felix et je pourrai enfin tester la terrasse du petit déjeuner sur laquelle d'aucun s'extasiaient deux ans plus tôt.
Récupération de la clef de la chambre 306, que je gagne en compagnie de Jacqueline, deuxième belge du groupe, qui sera ma coloc' durant tout le séjour. Entre le réveil à des heures pas chrétiennes, l'altitude et la hauteur des marches, la montée est dure. Arrivée au troisième étage. Une pancarte indique les chambres 301 à 304 mais pas la 306, qui se trouve encore un étage au-dessus. Poser les sacs, sortir l'indispensable et redescendre pour dîner, sur place, dans une longue pièce donnant sur la cour : soupe (lentille ? pois chiches ? on conclura aux lentilles le dernier jour), crudités, légumes, viande difficile à identifier, pain d'orge en galette, bananes; le menu standard. Moyen. Pas faim. Marie-Claude se déclare candidate pour finir mes assiettes pendant l'ensemble du séjour : mon petit estomac en frétille de satisfaction. Le repas est à notre charge mais seule Jacqueline a des ryals et paie donc pour l'ensemble : 1 500 multipliés par 11 font 16 500, d'autorité élevés à 17 000 puisqu'elle n'a pas de monnaie.
Petite marche digestive : redoutant d'être promue guide avec mon irrésistible propension à me perdre dans les ruelles et impasses de la vieille ville, je me maintiens prudemment à proximité du Wadi As-Sailah. Passage devant l'Arabia Felix, traversée par le deuxième pont, retour par l'autre rive où je vois mon premier cybercafé yéménite. Il y en a quelques autres surtout en dehors de la vieille ville et, selon Wada, l'un des chauffeurs, anglophone, leur apparition s'inscrit dans une politique générale d'ouverture sur le monde extérieur. Il paraît que le tarif est de 600 ryals de l'heure, toute heure commencée étant due, mais ni ce premier soir, faute de ryals, ni le dernier jour, faute de temps, je n'aurai l'occasion de faire un essai. Il faudra que je revienne...
Poursuite de la balade, petite pensée pour ceux qui, au même moment, s'apprêtent à réveillonner dans les embouteillages, retour à l'autre rive, passage devant le Golden Dar, continuer tout droit, un petit tour autour de la mosquée et puis s'en reviennent : il ne fait pas très chaud, on est tous fatigués, une douche et au lit vers 22h00, locale, soit 20h00, perso.

La suite à une date indéterminée.
  #27800 12/01/08 - 10h13 : M
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Je décomposerai plutôt en Blaa-farve-værket : lu de droite à gauche, ça se lit "fabrique de couleur bleue". Mais je ne veux pas faire trop de bruit afin de ne pas déranger Z dans la rédaction de son CR...
  #27799 12/01/08 - 04h37 : xsfred
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Trouvé par hasard :
Pendant le XIXe siècle, le bleu cobalt fut produit par la fabrique norvégienne Blaafarveværket
D'où l'expression "Tas l'air un peu Blaafar ce matin". Ouais, bon...
  #27798 11/01/08 - 23h25 : M
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dans la faible mesure de mes moyens

Mais si, mais si, c'est bien. À chacun son Everest.


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